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Publié par Jean Vaysse

Le candidat UDF aux élections présidentielles de 2007, François Bayrou, trouvera-t-il sous le sapin après sa désignation officielle le 20 décembre par le parti centriste UDF le cadeau qu’il a commandé au Père Noël : un sondage à deux chiffres, de 11 à 17 % comme j’en ai fait le pari (http://www.jyvais.org/article-4763844.html)
 
Pour le microcosme, François Bayrou ne décollera pas dans les sondages : au revoir Père Noël, reviens en 2012 !  Le microcosme politique, selon la formule rendue célèbre par Raymond Barre (qui pourtant en faisait partie), manque d’imagination et ne sait pas compter jusqu’à trois. Il s’agit ici, vous l’aurez compris, du nombre de scénarios possibles pour les élections présidentielles de 2007. Et aussi du nombre de candidats considérés par une majorité des « sondés » comme susceptibles de recevoir leurs suffrages, puisque, outre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, sont également cités comme élus potentiels François Bayrou et Nicolas Hulot.  Un candidat de la « gauche antilibérale » aurait pu également se glisser dans le peloton de tête, encore aurait-il fallu s’entendre sur nu nom ralliant les différentes composantes de ce courant…
 
Certains commentateurs ont ironisé sur la stratégie « simpliste » de François Bayrou qui expliquait qu’il s’agissait pour lui d’arriver au second tour et de gagner à ce moment. Pour cela, expliquait-il en gros, il suffit de multiplier par deux ou trois mes 7% de 2002 déjà confirmés par les sondages…
 
Mais les commentateurs et le microcosme ont le regard rivé sur deux scénarios. Le premier voit Ségolène Royal et Sarkozy en tête de façon incontestée. Le second scenario serait la redite de 2002 avec l’irruption de Jean-Marie Le Pen distançant l’un des deux favoris, mais battu au second tour.
 
Que les électeurs puissent décider de choisir un « outsider » qui ne soit pas par ailleurs un repoussoir pour les trois quart des gens, cela paraît impossible et irréaliste à notre microcosme. Comme quoi on ne peut prévoir que ce qui est déjà arrivé… Pourquoi ne pas se contenter, dans ces conditions, de faire des sondages sur les élections passées : au moins, on serait sûr de ne pas se tromper ! Que les gens sérieux planchent donc sur cette proposition inédite.
 
Si François Bayrou a quelques chances, de percer dans les sondages du moins, c’est à la fois pour des raisons de fond que l’on développera peut-être plus tard ici bien que ce ne soit pas notre « sujet ». Et pour des raisons de communication. A la différence de Lecanuet, qui s’était confronté à d’autres pointures que Sarkozy et Royal, il faut dire, Bayrou ne martèle pas qu’il est « centriste », mais préfère dire qu’il est « d’extrême centre ». Le terme centriste passe mal dans un pays où l’on aime les gens qui ont le « sang chaud » ou au contraire ceux qui ont du « sang froid ». Mais « sang triste », ça passe mal.
 
Le Père Noël oubliera-t-il François Bayrou, candidat de l’UDF ? Vous le saurez dans un peu plus de deux semaines.
 
 
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